Ostéopathie ou étiopathie : quelles différences ? Lequel choisir ?
Douleurs lombaires, contractures musculaires, raideurs articulaires… hop, on file chez l’ostéopathe ? Et pourquoi pas l’étiopathe, alors ? Les deux sont des lointains descendants des rebouteux défaits, pour les étiopathes, du côté mystique. Mais alors, quelles sont les différences entre ces deux pratiques a priori pas si éloignées ? Et dans quelle situation se tourner plutôt vers l’une ou l’autre ?
Les origines des deux disciplines : ostéopathie et étiopathie
Si elles ont des racines communes, l’ostéopathie est beaucoup plus ancienne que l’étiopathie. La première est en effet conçue au XIXème siècle par Andrew Taylor Still après qu’il eut reçu les « tables de l’ostéopathie » des mains de Dieu. L’ostéopathie est d’ailleurs largement contestée lors de ses débuts et à l’origine de conflits houleux. Ce n’est que plus tard, vers le milieu du XXème siècle, que la pratique se diffuse également en Europe.
L’étiopathie naît en France en 1963 sous l’impulsion de Christian Trédaniel. Il nomme sa discipline en réaction à l’ostéopathie. Celle-ci tire en effet son nom du terme ostéon qui signifie « os ». L’étiopathie considère cette appellation comme erronée ou du moins abusive. En effet, l’on ne manipule pas des os mais des articulations. L’ostéopathie n’offre donc pas réellement une « thérapie des os ». L’étiopathie, quant à elle, prétend s’intéresser aux causes des pathologies. Elle tire son nom du grec aitia, qui signifie « causes ».
Ostéopathie et étiopathie, quelles différences ?
Concepts
L’étiopathie, qui s’est donc conçue en réaction à l’ostéopathie, a la prétention d’avoir une approche plus systémique de son patient. En d’autres termes, de s’intéresser à celui-ci en tant que système d’organes et de tissus. Elle vise à identifier les causes des troubles ressentis par ce dernier dans des dysfonctionnements au sein de ce système. L’étiopathie se veut donc plus « scientifique » et va chercher à identifier une cause précise à l’aide du récit du patient et des symptômes ressentis.
L’ostéopathie, par contraste, serait plutôt holistique, ne cherchant pas à différencier les différents systèmes qui composent l’organisme mais à le considérer dans son ensemble, et basée sur une approche que l’on qualifie plutôt de « posturale » — c’est-à-dire qu’elle cherche à rétablir des équilibres au sein de l’organisme en contrebalançant des sous-systèmes (des tensions au niveau musculaire, des problèmes de circulation de fluides, voire même des questions énergétiques chez certains praticiens, etc.). Certains diront ainsi que l’ostéopathie ne s’intéresse qu’aux symptômes, là où l’étiopathie s’attaque à la racine du mal et intervient donc plutôt en amont. Ainsi donc un ostéopathe peut très bien vous manipuler le pied pour un problème cervical et cela même si aucun lien n’est avéré entre les deux (approche subjective). L’étiopathe ne fera pas cela car il s’en tiendra aux liens réels et avérés qui existent entre symptômes et causes probables.
Traitement
Si la distinction est souvent floue entre les deux disciplines pour les néophytes, c’est qu’en dépit de ces considérations théoriques à l’origine du diagnostic, le traitement s’effectue de manière similaire chez l’une comme chez l’autre. Ce qui varie, ce sont donc les causes identifiées. L’étiopathe va consacrer plus de temps à identifier les causes du dysfonctionnement, et ne faire de la manipulation manuelle que sa finalité. Il se contentera également uniquement de faire de la mécanique, telle manipulation ayant pour objectif de répondre à tel dysfonctionnement. De son côté, un ostéopathe l’approchera de manière plus subjective et pourra donc faire appel à un éventail de méthodes dont certaines très ésotériques : on parle ainsi de l’ostéopathie viscérale (entre les différents organes), crânienne, tissulaire (son créateur prétend pouvoir parler aux cellules…).
Études
Il faut également savoir qu’il existe beaucoup plus de formations d’ostéopathes en France (environ 70) que d’étiopathes (seulement 4) et que ces dernières sont beaucoup plus homogènes, reposant sur une méthode unique, tandis que les formations d’ostéopathes vont produire des praticiens bien différents les uns des autres.
Ainsi, certains ostéopathes auront une pratique finalement assez similaire à celle d’un étiopathe (sans toutefois en appliquer le raisonnement clinique), tandis qu’au sein même de la profession d’ostéopathe les approches peuvent varier considérablement.
Paradoxalement, si les formations d’étiopathes sont standardisées de l’une à l’autre, et paraissent plutôt rigoureuses avec leurs six années d’études, c’est la discipline qui est la moins reconnue des deux puisqu’elle n’est pas encadrée par la Loi ni régie par le Code de la santé publique, bien qu’il existe également un Registre National des Étiopathes. Ce n’est pas le cas de l’ostéopathie qui, elle, est reconnue avec des formations beaucoup plus hétérogènes d’une durée de cinq ans (parfois effectuées en quelques weekends par ans).
Que choisir ?
Si vous êtes plutôt cartésien, que vous voulez une approche fondée sur des liens avérés par les sciences générales (anatomie, physiologie, physiopathologie), alors vous serez sans doute plus sensible à l’approche des étiopathes. Ils répondent à une mécanique causalité-effet rigoureuse, homogène d’un praticien à l’autre. À l’inverse, si vous souhaitez une approche moins mécanique il faudra vous tourner vers un ostéopathe, quitte à ce que celui-ci vous manipule dans votre entièreté, plutôt qu’en se concentrant sur le problème précis qui vous a amené chez lui. Dans ce cas, le choix du praticien sera aussi important que celui de la discipline elle-même. En effet, il y a finalement quasiment autant de types d’ostéopathies que d’ostéopathes eux-mêmes. Vous pouvez donc parfaitement avoir des affinités avec l’un, et absolument aucune avec l’autre.
On ne va également pas chez l’un ou chez l’autre pour tout à fait les mêmes raisons. Du fait de son approche holistique, les ostéopathes conseillent d’y aller plusieurs fois par an afin de s’épargner l’apparition de douleurs. Cette assertion est non étayée par les données scientifiques. Quant aux interventions plus particulières, les deux disciplines ont la prétention de traiter un éventail de troubles à peu près aussi large que celui de la médecine elle-même. Un étiopathe est néanmoins censé vous recommander un autre praticien s’il estime que votre trouble échappe au champ d’action de la discipline. Un ostéopathe honnête doit le faire également.
Combien cela coûte ?
Enfin, les honoraires sont pour l’une comme pour l’autre libres. Ils oscillent autour de 50 euros pour l’étiopathe et 60 à 80 € pour l’ostéopathe. Quant au remboursement, seules certaines mutuelles les couvrent, entièrement ou pour partie. C’est l’étiopathie qui tire la courte paille à ce jeu-là, sans doute en raison de son statut encore relativement plus marginal.
Conclusion
Ainsi, vous l’aurez compris, pour vous décider il conviendra d’expérimenter vous-même afin de trouver la thérapie qui vous convient le mieux. Gardez toutefois à l’esprit qu’il est primordial d’avoir confiance et de se sentir en sécurité avec son thérapeute, qu’il soit étiopathe, ostéopathe ou autre.
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Je suis Morgan Bernard, étiopathe à Kervignac (proche de Lanester, Hennebont, Port-Louis, Plouhinec, Riantec, Lorient), et j’accompagne les personnes souffrant de maux de dos afin de les aider à retrouver plus de confort au quotidien.
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