
Douleur au genou en courant : ce que peut explorer un étiopathe

Morgan Bernard
Étiopathe · Kervignac
Quand le genou proteste à chaque sortie
Vous lacez vos chaussures, les premiers kilomètres se passent bien, puis la gêne s'installe. Elle se manifeste devant le genou, sur le côté ou derrière. Parfois pendant la course, parfois seulement le soir ou dans les escaliers.
Et la même question revient : faut-il ralentir, s'arrêter, ou « faire avec » ?
Le genou, un maillon au milieu d'une chaîne
À chaque foulée, le genou encaisse des forces répétées, plusieurs milliers de fois par sortie. Il se situe entre la hanche au-dessus et la cheville en dessous. Il dépend donc en partie de ce qui se passe de part et d'autre.
C'est pour cela que j'observe le genou dans son contexte plutôt qu'isolément. Chez certains coureurs, on remarque par exemple une cheville peu mobile d'un côté ou un bassin qui se stabilise moins bien. Ces constats coïncident parfois avec la gêne, mais le lien de cause à effet n'est pas toujours démontré et varie d'une personne à l'autre.
Où la gêne se situe-t-elle ?
Les coureurs décrivent le plus souvent :
- une douleur à l'avant, autour de la rotule ;
- une douleur sur le côté externe du genou ;
- une douleur sur le côté interne ;
- une gêne plus diffuse, à l'arrière.
Cette localisation donne une indication, mais elle ne permet pas à elle seule de savoir d'où vient le problème. Seul un professionnel de santé, après examen, peut préciser l'origine de la gêne.
Les circonstances qui comptent
Le contexte de l'entraînement est une piste utile à noter. Une augmentation rapide du volume ou de l'intensité, un changement de chaussures, de terrain ou une période de fatigue sont souvent cités par les coureurs qui consultent. Ce sont des éléments que je vous demanderai de me raconter, car ils aident à replacer la douleur dans votre histoire de coureur.
Ce que j'explore en cabinet à Kervignac
Mon travail d'étiopathe commence par l'écoute. Je vous demande depuis quand la gêne existe, à quel moment de la sortie elle apparaît, ce qui l'apaise ou l'aggrave, et comment vous vous entraînez.
L'examen : une lecture de la chaîne mécanique
Je regarde ensuite votre corps en position debout, à la marche, parfois dans quelques gestes proches de la course. J'explore notamment :
- la mobilité de la hanche, dans plusieurs directions ;
- celle de la cheville et du pied ;
- la mobilité du genou lui-même ;
- la région du bassin et du bas du dos ;
- la façon dont votre appui se répartit d'un côté à l'autre.
L'objectif est de repérer des restrictions de mouvement ou des asymétries qui pourraient participer à la contrainte exercée sur le genou. Selon ce que je constate, je peux utiliser des techniques manuelles dans mon champ de compétence. Certaines personnes trouvent qu'elles contribuent à leur confort, mais je ne peux promettre aucun résultat. Si l'examen me fait penser qu'un avis médical ou une imagerie sont nécessaires, je vous le dis.
Un exercice d'observation à faire chez vous
Ce petit test ne pose aucun diagnostic. Il vous permet simplement d'observer votre façon de vous stabiliser.
- Placez-vous pieds nus, face à un miroir, debout sur une jambe, mains sur les hanches.
- Fléchissez lentement le genou sur 3 secondes, comme pour un quart de squat, sans chercher à descendre profondément.
- Remontez sur 3 secondes.
- Répétez 5 fois, puis changez de jambe.
Observez sans corriger : le genou part-il vers l'intérieur ? Le bassin s'affaisse-t-il d'un côté ? Le buste penche-t-il ? Comparez la droite et la gauche et notez ce que vous voyez.
Arrêtez dès qu'une douleur vive apparaît. Cet exercice sert à observer, pas à forcer.
Un second repère pour la cheville
Pieds nus face à un mur, posez le pied à environ 10 cm du mur. Amenez le genou vers le mur sans décoller le talon, 5 fois de chaque côté. Notez si la distance ou la sensation diffère entre les deux chevilles. Cette observation m'est utile lors de la consultation.
Quand consulter ?
Vous reconnaissez peut-être votre situation : la douleur revient sortie après sortie, vous raccourcissez vos parcours, vous changez votre foulée sans le décider, ou vous appréhendez la prochaine course.
D'abord, un avis médical dans ces situations
Consultez un médecin sans attendre si vous constatez :
- un gonflement du genou ;
- un blocage ou une sensation de dérobement ;
- une douleur au repos ou la nuit ;
- une gêne survenue après une chute ou une torsion ;
- une difficulté à poser le pied ou à marcher normalement.
Un avis médical permet de comprendre l'origine de la gêne et d'écarter ce qui nécessite une prise en charge spécifique.
Et ensuite, en complément
Si votre médecin n'a pas relevé de contre-indication, ou si la gêne persiste malgré cela, je vous reçois à Kervignac pour explorer les liens entre hanche, cheville et genou et la manière dont vous courez. Nous prenons le temps de retracer votre histoire de coureur, à votre rythme.
